Six Sigma en pratique, définition, utilité, et démarche

Le Six Sigma ou 6 Sigma a vu le jour en 1986 chez Motorola qui souhaitait augmenter la satisfaction des clients en améliorant la qualité des processus de production des produits et donc la qualité des produits.

Je vous propose dans cet article de découvrir ce qu’est cette fameuse méthode et quelle est son utilité en Management.

Je vous expliquerai également comment la mettre en place le lean six sigma.

Concept Six sigma

Définition de la méthode

Le Six Sigma, marque déposée par Motorola, se définit comme une méthode qui vise à réduire la variabilité d’un processus pour tendre vers le zéro défaut et améliorer la qualité globale.

Elle se base sur la démarche DMAIC fondée à la fois sur la voix du client (enquêtes, etc.) et sur des données mesurables (indicateurs, etc) et fiables.

Six Sigma

Quand utiliser le Six Sigma ?

Le premier champ d’application du Six Sigma était donc les processus industriels, mais la méthode s’est ensuite étendue à d’autres domaines comme les processus logistiques, administratifs,  commerciaux et même les économies d’énergie.

La méthode Six sigma est utilisée dans les démarches de réduction de la variabilité, dans les processus de production (ou autre), dans la résolution de problèmes, et au niveau des produits. Sa finalité est d'améliorer la qualité globale du produit et des services.

Origine de l'appellation

Le Six Sigma vient du monde des statistiques. La lettre grecque sigma σ correspond à l’écart type et rappelons que l’écart type est la racine carrée de la variance au sens mathématique.

Donc « Six sigma » est 6 fois l’écart type. L’écart type peut être assimilé à la dispersion d’un processus.

Concrètement, la méthode vise à ce que tous les produits qui sont issus d’un processus soient compris dans un intervalle s’éloignant au maximum de Six Sigma par rapport à la moyenne générale des produits issus de ce processus.

Si on réduit la variabilité des produits du processus, on réduit le risque de voir le produit et/ou le service rejeté par son destinataire du fait qu’il soit en dehors de ses attentes ou de ses spécifications.

Donc on cherche à améliorer le processus jusqu’à ce que seuls les produits qui correspondant aux attentes, aux spécifications soient livrées : produire de la manière attendue dès la première fois en évitant ainsi les corrections, les retouches, les réparations et surtout les coûts associés.

Pourquoi le Lean Six Sigma ?

Le Six Sigma sert à améliorer la qualité des produits ou services, et donc la performance de l’entreprise, grâce à la réduction de la non-qualité, des déchets, des retouches et ajustements.

Cette méthode pousse l’entreprise à se doter d’actions mesurables et efficaces, de mieux satisfaire ses clientsd’impliquer les équipes et permet souvent d’améliorer son image. Elle est donc une stratégie qui vise à améliorer en permanence les performances d’une entreprise et à optimiser ses processus.

Voici quelques avantages de la méthode 6 sigma :

avantages six sigma
  • Réduire les défauts des processus de fabrication et de services
  • Améliorer le rendement et la performance
  • Atteindre les standards Six Sigma, ce qui pourrait signifier avoir plus de part de marché
  • Développer une culture de management par les résultats (Result based Management) à travers les mesures de la méthode
  • Augmenter les gains grâce à la maîtrise des processus et la réduction des pertes et coûts liés aux retouches et ajustements
  • Améliorer la satisfaction du client

Six Sigma et la qualité totale

Le Six sigma répond aux principes de la qualité totale (TQM, « Total Quality Management » en anglais)  qui est une démarche de gestion de la qualité qui vise à impliquer toute l’entreprise pour parvenir à une qualité parfaite en réduisant les gaspillages et en améliorant en permanence les éléments de sortie (outputs).

En effet, chaque projet d’implémentation du Six Sigma dans une organisation répond à une séquence précise et à des objectifs chiffrés, par exemple, réduire le temps de production de v %, réduire la pollution de w %, réduire les coûts de x %, augmenter la satisfaction client de y %, et augmenter les profits de z %.  

La démarche de gestion de la qualité est décrite notamment dans le livre de Tom Peters « In Search of Excellence » dont une version française existe sous le nom « le prix de l’excellence ».

Six Sigma

Concrètement, un processus industriel ou un service implique plusieurs tâches répétitives. C’est le cas par exemple pour la production d’une pièce en grande série.

Une pièce ou une prestation est conforme à ce qui est attendu si elle respecte plusieurs critères, mais les pièces ou les services ne sauraient être totalement et strictement identiques.

La méthodologie Six Sigma vise à améliorer le processus pour que ces produits soient tous bons, il ne s’agit pas de contrôler les produits, mais de s’assurer que le processus est fiable.

Le Six Sigma peut s’implémenter dans tout type de processus et pas seulement de production, il suffit que les performances du processus soient mesurables.

En pratique la limite de 6 sigma est difficilement atteignable, mais certaines entreprises peuvent rechercher le 4 sigma.

Six Sigma, comment l'appliquer ?

Pour appliquer une approche Six Sigma, il faut d’abord de sonder les clients sur leurs besoins réels.

En effet, pour que la méthode soit efficace, il faut avant tout prendre en compte la voix du client, c’est-à-dire recueillir et analyser les avis des clients. 

Cela peut se faire à l’aide de questionnaires, de sondages en ligne, d’une force de vente et de l’analyse des réclamations.

Des outils web tels que le créateur de sondages SurveyMonkey sont utiles pour faciliter ce travail.

Une fois que les besoins du client sont clairement déterminés, la méthodologie Six Sigma va pouvoir s’interroger sur la capacité des processus de l’organisation à délivrer le produit et/ou le service attendu.

Vous l’aurez compris, cette méthode repose sur les notions de client, de processus et de mesure.

Il s’agit donc de :

  • Mesurer les attentes des clients;
  • Mesurer la performance des processus métier de l’entreprise par rapport à ces attentes;
  • Utiliser des outils statistiques pour analyser les causes qui influent sur la performance;
  • Mettre en place des solutions pour corriger les causes sources de non-performance;
  • Utiliser des outils de mesure pour contrôler que les solutions mises en place ont bien l’effet attendu sur l’amélioration de la performance.
dmaic

En savoir plus sur l’outil DMAIC Six Sigma.

Ainsi, le Six Sigma est déployé en 5 étapes en utilisant l’outil DMAIC :

  1. Définir : voix du client, sondages, SIPOC (Supplier Input Process Output Customer — cartographie des processus), …
  2. Mesurer : analyse de systèmes de mesure (Gage R&R, linéarité, …), capacités, diagramme d’Ishikawa …
  3. Analyser : cartographie détaillée des processus (par exemple, analyse de la valeur ajoutée), tests d’hypothèses (ANOVA, χ², tests de variances, …), plans d’expérience …
  4. Améliorer : plans d’expérience, Analyse des modes de défaillance, de leurs effets et de leur criticité (AMDEC), détrompeur…
  5. Contrôler : plans d’expérience, Maîtrise statistique des procédés ou MSP…

Plus d’information sur la méthode d’Ishikawa

Formations et certifications Six Sigma

Il est possible de passer des certifications pour apprendre à implémenter correctement le Six Sigma. 

Les instituts de formation et de certification les plus reconnus sont l’American Society for Quality (ASQ) et celle de l‘IASSC (International Accreditation for Six Sigma Certification).

Montez les échelons de la pyramide. Comme au judo, les niveaux d’expertise sont représentés par des ceintures de différentes couleurs.

Suivez les formations Six Sigma et certifiez-vous successivement White Belt, Yellow Belt, Green Belt, Black Belt puis Master Black Belt.

  • Certification White Belt (« ceinture blanche ») ; Première étape pour comprendre le Lean et la méthodologie Six Sigma.
  • Certification Yellow Belt (« ceinture jaune ») ; sensibilisé aux problématiques Six Sigma, il apporte son concours à la réalisation d’un projet d’amélioration sous la conduite des niveaux supérieurs.
  • Certification Green Belt (« ceinture verte »), dont on attend qu’il consacre partiellement son temps (souvent autour de 25 %) à la conduite de projets d’amélioration.
  • Certification Black Belt (« ceinture noire »), chef d’équipe qui se consacre à plein temps à l’amélioration (conduite de projets, formation des Green Belts voire d’autres Black Belts) et doit maîtriser la méthodologie dans son ensemble.
  • Certification Master Black Belt, mentor et formateur de Black Belts, garant du respect de la démarche, il est habilité à encadrer les Black Belts.
  • Certification Deployment Leader ou Champion (en France, « directeur du déploiement » ou plus souvent « directeur du système d’excellence »), chargé d’élaborer la stratégie, le contenu de la formation, les budgets, etc.

In fine, j’espère que cet article vous a permis de comprendre les profits que vous pouvez avoir en mettant en place la méthode 6 Sigma, et comment s’y mettre.

Kit management de projet

Claire

A propos de l'auteur

Claire Cornic est certifiée Prince2® et Agile PM®. Elle a travaillé comme MOA et comme gestionnaire de projets informatiques pour différents secteurs d'activité (constructeur informatique, secteur bancaire, gestion de patrimoine...)

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  • alphonse dit :

    Bonjour je suis un etudiant debutant en qualité securite environnement, svp pouvez m’aider à avoir le lien de telechargement iso(90001,14001,45001 et autre) version gratuit.
    merci pour votre generoté

    • Mohammed dit :

      Bonjour Alphonse,

      Désolé, je n’ai pas ces informations.

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